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Depuis une dizaine d’années, Bruno Stevens, photojournaliste belge (originaire du Brabant wallon) parcourt le monde. Il témoigne du sort des populations civiles dans des zones de tension et de conflit. En Tchétchénie, en Irak, en Afrique, dans l’ex- Yougoslavie. Plusieurs fois récompensé par le World Press Photo il a couvert les ravages du tsunami, la famine au Tchad ou plus récemment le tremblement de terre au Pakistan.Parlant de photojournalisme, est-il question d’image ou d’événement ? À voir les photographies de Bruno Stevens exposées ici on comprend vite que la question ne se pose pas. Certes, on sent qu’il y a eu un œil sûr derrière le viseur au moment de chaque prise de vue, mais on sent aussi dans le même temps que cet œil-là était avant tout mobilisé pour témoigner. “Bien sûr que je veux faire des belles photos, mais leur beauté est avant tout un moyen pour marquer le public. Je suis au plus près des gens au moment où ils vivent le pire dans leur vie ; s’ils m’acceptent à ce moment-là, c’est parce qu’ils savent que cela peut aider à dénoncer la situation qu’ils subissent. Que je ne suis pas un voyeur mais un passeur d’info. Que je suis un journaliste qui rapporte l’état des choses par l’image qu’il voit”. Tout récemment, Bruno Stevens était à nouveau à Gaza dont il semble tenir la chronique douloureuse d’année en année. Tout juste un an après l’opération “Plomb durci” menée par Israël, il est revenu constater la désolation d’une situation enlisée. À y réfléchir on se dit qu’au-delà d’un témoignage, il s’agit-là aussi d’archives pour la conscience humaine. Jean-Marc Bodson Exposition accessible dans le Hall du Centre culturel, 41, avenue des Combattants à 1340 Ottignies, du lundi au vendredi de 14h à 17h30, le samedi de 10h à 12h et les soirs de spectacle. Rens. : 010 45 69 96 Vernissage le mercredi 20 janvier à 19h. |
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